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Patrimoine

La commune de Rustrel (2 826 ha) se caractérise par un patrimoine riche de sa diversité et largement réparti sur son territoire, avec ses "sites naturels et lieux historiques".

Elle est bordée au nord par les Monts de Vaucluse, rocheux, couverts de chênes verts et coupés de combes. Ils culminent à plus de 1000 m avec la Grande Montagne et Castillon.

Un vaste oppidum préromain occupe le sommet du Massif du Pointu à près de 900 m d'altitude.

Au sud de la commune, c'est l'Ubac, massif de moindre altitude (550 m) avec les sites des anciennes carrières d'ocre intensément exploitées de 1880 jusque vers 1950. Aujourd'hui, c'est le Colorado provençal ouvert en partie au public qui le découvre en parcourant des sentiers réaménagés en 2009.

Au centre s'étend la vallée cultivée de la Doa. C'est un torrent utilisé autrefois pour les chantiers d'ocre et l'arrosage des jardins. Plus anciennement, il actionnait des moulins à grains aujourd'hui en ruines ou disparus.

Trois lavoirs alimentés par des sources existent encore : ceux en eau de Bouvène et des Viaux et celui d'Istrane, susceptible de l'être à nouveau.

Les vestiges du Prieuré St Julien du XIIe siècle, construit sur un ancien site gallo-romain, se situent à l'ouest de la vallée de la Doa. C'est un site privé qui ne se visite pas.

Dans le village, au pied des Monts de Vaucluse et depuis 2006, une "promenade de l'eau" permet également de découvrir l'église romane du XIIe siècle, le Château-mairie du XVIe siècle, le Moulin à l'huile du XVIIIe, ouvert au public durant l'été (voir horaires en mairie), et le Castelet (privé) de style Renaissance.

En 2009, au nord-est, dans le Massif du Pointu, le Sentier de la Baume de Midi a été créé en hommage aux forestiers d'antan par la mise en valeur de vestiges liés à la production de charbon de bois. Un point de vue exceptionnel sur le Colorado provençal s'offre au promeneur depuis la table de lecture du paysage.

Les deux sentiers toponymiques de la Grande Montagne, au nord-ouest de la commune, ont été ouverts au public lors des Journées du Patrimoine de 2011. Six tables de lecture de paysage et deux dépliants permettent de découvrir de nombreux lieux-dits qui identifient cette partie de la commune et lui conférent son âme.

Cette mise en valeur progressive du patrimoine communal s'étendra ultérieurement au quartier de Notre Dame des Anges, déjà accessible, riche de sa nature, de sa chapelle romane et du site privé ne se visitant pas, de l'une des deux usines de fer qui fonctionnèrent de 1840 à 1885.

Là encore, un point de vue exceptionnel permet de découvrir une très grande partie du territoire communal.

Enfin, dans la Grand Combe, lieu chargé d'histoire où se situait l'ancien village médiéval aujourd'hui sans vestiges, devenu Villevieille, le Poste de Conduite et de Tir des fusées nucléaires du Plateau d'Albion, enfoui sur plusieurs kilomètres sous la Grande Montagne, opérationnel de 1970 à 1995, a été reconverti avec succès en Laboratoire Souterrain à Bas Bruit (L.S.B.B.), où s'étudient astrophysique, hydrologie, sismologie et géophysique. Le site est partiellement ouvert aux visiteurs lors des journées de la Science et du Patrimoine.




Le moulin à huile

(vous pouvez cliquer sur l'image pour la télécharger)

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Les Ocres

Et, tout d'abord, un zeste de géologie ! Il y a longtemps,  ce qui allait devenir la Provence, était sous l'eau. Les sédiments marins s'accumulèrent pendant des millions d'années. C'est ainsi que se déposèrent successivement des calcaires blancs, des argiles grises et des sables de couleur verte chargés en glauconie (argile marine riche en fer). Puis, à la suite de mouvements tectoniques, la Provence émergea et un climat tropical s'installa. Des pluies diluviennes  altérèrent les sables verts qui donnèrent des sables ocreux puis blancs. Des kaolinites  (silicates d'alumine) cristallisèrent, pigmentées par de la goethite (oxy-hydroxydes de fer), de la limonite (hydroxyde de fer), de l'hématite (oxydes de fer) qui donnent sa richesse à la palette de couleurs observées dans la nature du massif des ocres.


Les usages de l'ocre

L'ocre apparaît  ainsi comme une argile pure colorée par différents pigments et amalgamée à du sable (quartz). Une fois séparée du sable, elle est utilisée essentiellement pour ses propriétés colorantes et couvrantes. Les artistes préhistoriques de la grotte de Lascaux l'utilisèrent dans leurs peintures pariétales. Les embaumeurs égyptiens en firent usage pour éviter le noircissement de la peau des momies. Plus près de nous, citons les utilisations dans la construction de bâtiments, les peintures, les colorants alimentaires, la fabrication de papiers peints,  la coloration du caoutchouc, les cosmétiques, etc....


L'extraction de l'ocre

A Rustrel, l'extraction du minerai se faisait à ciel ouvert. Pour cela, on déboisait le sol, on retirait la couche stérile et une couche ferrugineuse qui couvrait le minerai. Ce dernier était ensuite attaqué au pic et/ou à l'explosif. L'eau (disponible sur place grâce à une source et des bassins de rétention ou pompée dans le lit de la Doa) jouait un rôle essentiel dans la suite des opérations. On l'utilisait pour "laver" le minerai au jet, pour transporter par gravité le mélange "eau-minerai" ainsi obtenu au moyen de ruisseaux et de fossés dans lesquels le sable (plus lourd) se déposait progressivement. L'eau, chargée d'ocre, était conduite jusqu'à un bassin de décantation où la séparation de l'eau et de l'ocre se produisait par sédimentation. Chaque matin, on vidait l'eau "claire" qui surnageait dans le bassin avant d'admettre une nouvelle quantité d'eau chargée en ocre. Peu à peu, le bassin de décantation se remplissait. Lorsque la couche d'ocre atteignait une quarantaine de centimètres, on ne remplissait plus le bassin et on laissait le vent et le soleil faire leur oeuvre.

A la fin mai, le dépôt d'ocre avait la consistance du beurre. On griffait la surface, à l'aide d'un outil qui prédécoupait les mottes d'ocre, ce qui évitait les craquelures et facilitait la dessication. Les mottes étaient sorties et empilées en attendant leur transport à l'usine pour le traitement final : cuisson au four, broyage et tamisage avant commercialisation.

Voir aussi : Le lavage des ocres à Rustrel


Quelques dates et chiffres

Le premier chantier s'ouvre en 1871. L'exploitation s'étend et atteint le nombre de 22 chantiers en 1925, fournissant du travail à 84 ouvriers qui extraient 40 000 tonnes d'ocre. Peu à peu, la concurrence des produits de synthèse et des colorants artificiels a raison de cette activité industrielle. Le dernier chantier rustrélien ferme en 1992.


Colorado Provençal

Retrouvez toutes les informations sur ce site emblématique en cliquant sur les liens suivants :

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Patrimoine industriel

Sites naturels et historiques


Le fer 

L'usine de fer "du haut" : Notre Dame des Anges

Le gisement de Notre Dame des Anges est découvert en 1832.

A partir de ce moment G.PERRE acquiert des terrains sur la colline. Dès 1838, il élabore le projet de construire une usine de fer à Notre Dame des Anges. Son projet, trop ambitieux, ne verra pas le jour et le conduira à la faillite en 1844.

D.DUPLANTIER rachète ses biens et reprend son projet sous une forme plus modeste.

En 1846, l'usine commence à fonctionner avec 2 hauts fourneaux au charbon de bois.
En 1847, l'usine se lance dans la production de fonte.

Dès 1848, la conjoncture économique et la concurrence des produits sidérurgiques anglais conduisent à la fermeture de l'usine.

A partir de 1852, l'usine connaît deux faillites. Ce n'est qu'avec son rachat par MM. GAVOT et ROUX, qui entreprirent sa rénovation et l'agrandissement de ses bâtiments, que l'usine redémarre.
L'usine emploie à ce moment 160 personnes.

En 1859, une aciérie est construite, mais celle-ci s'arrête dès 1863, à cause de la mévente de ses aciers de mauvaise qualité.

L'usine connaît de nouveau la faillite en 1865, puis ferme en 1870. L'espoir renaît avec l'arrivée de nouveaux exploitants en 1873, mais de fortes chutes de neige, en 1878, provoquent l'effondrement du toit des hauts fourneaux.

L'usine ferme définitivement en 1887.


L'usine de fer "du bas" : Quartier Saint Pierre

Dès 1835, J.F. GAUFRIDY achète des minières et des forêts autour de Rustrel. L'usine du Bas est construite en 1840 par F. GAUFRIDY fils. Ses 2 hauts fourneaux sont alimentés en charbon de bois par l'exploitation GAUFRIDY. Le minerai est extrait à Villars.

La situation de cette usine est florissante et F. GAUFRIDY obtient rapidement l'autorisation de "faire rouler" ses hauts fourneaux à perpétuité. Rapidement, le gisement de Villars est épuisé et GAUFRIDY demande donc une concession pour extraire le minerai à Notre Dame des Anges.

Cependant, la concurrence de la fonte au coke le mène à la faillite en 1845.

D. DUPLANTIER, qui possède l'usine du haut, tente alors de l'acquérir. C'est finalement G. PERRE qui la rachète, au nom de P. JARICOT.

D. DUPLANTIER fait alors suspendre la concession à Notre Dame des Anges. Il s'ensuit une bataille juridique jusqu'en 1848.

A partir de 1852, jusqu'à sa fermeture définitive en 1865, l'usine connaît 2 faillites.

L'usine a semble-t-il été détruite pendant la guerre de 1870.

Il ne reste aujourd'hui que les vestiges d'un pan de mur, à peine visible de la route d'Apt à Rustrel.

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Découverte des sentiers, sites et lieux historiques

par l'association des Amis du Patrimoine de Rustrel et de sa Sauvegarde




Promenades à pied

(En cliquant sur les liens, vous pouvez télécharger les guides des balades)

Le parcours de Beaussès

La carte en 3D

Le sentier

Les toponymes


Le sentier du Charbonnier

La carte en 3D

Le sentier

Les toponymes


Le sentier de la Baume du Midi

La carte en 3D

Le sentier (recto) (verso)


Le sentier de l'Oppidum


Le sentier des maîtres de forges


La promenade de l'eau


Le moulin à huile


Rustrel d'aujourd'hui... et d'hier

(cliquez sur l'image pour lancer la vidéo)


Découverte en vidéo des sites naturels et historiques du territoire de Rustrel

(cliquez sur l'image pour lancer la vidéo)