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Tourisme

LE MUSEE DU MOULIN A HUILE : 04.90.04.98.49 du 1er juillet au 31 août
Tarif : 1,50 € à partir de 12 ans

Le Musée et le service info tourisme sont ouverts du 1er juillet au 31 août du mercredi au dimanche inclus, de 14h à 19h (hors saison : les visites sont possibles sur rendez-vous au 04.90.04.91.09).

Le musée a ouvert ses portes au public le 20 juin 1999. Il est installé dans un ancien moulin à huile qui a fonctionné du milieu du XVIIIème siècle jusqu’au début des années 1930. Les nouvelles affectations du lieu à la suite de l’arrêt de la production l’ont très peu modifié. Ainsi, le broyeur (cours), les presses, le cabestan et les enfers (infers) sont restés en place dans le moulin. Les bidons et jarres de stockage de l’huile, la balance, la feuille, l’ardoise et le chaudron ont également été retrouvés sur place. Seuls manquaient les cuves de décantation, ainsi que les outils et récipients qui ont pu être récupérés pour d’autres usages.
Grâce à un aménagement muséographique relativement simple, le visiteur peut aujourd’hui suivre les différentes étapes de la fabrication de l’huile d’olive, telle qu’elle l’était au milieu du XIXème siècle.

L’HISTOIRE :

Le moulin a été installé au milieu du XVIII ème siècle dans une ancienne remise à calèches construite quelques décennies plus tôt. Les presses du moulin ont été installées dans une des trois ouvertures cochères.
Il s’agit d’un moulin privé. Il est actuellement présenté dans son état du milieu du XIX ème siècle, avec des presses à vis métalliques (les premières étant entièrement en bois). Le broyeur a également été changé : nous en avons conservé quelques éléments. Le broyeur actuellement en place aurait vraisemblablement dû être changé de nouveau : il présente lui aussi des traces évidentes d’usure.
Les causes exactes de l’arrêt de la production dans ce moulin sont difficiles à définir, mais un certain nombre d’éléments peuvent néanmoins nous éclairer. Tout d’abord il est important de préciser que lorsque ce moulin commence sa production, un autre moulin fonctionne déjà : celui de la communauté de Rustrel, plus ancien, qui fait réparer le sien à la fin du XVIII ème siècle. Puis en 1880, un second moulin privé ouvre ses portes. Ce nouveau moulin est équipé de presses métalliques plus modernes et sera vraisemblablement le dernier à produire de l’huile d’olive à Rustrel.
Outre la nécessité d’investir dans l’achat d’un nouveau broyeur pour le moulin et l’installation d’un moulin plus moderne, la baisse de la production d’olives à Rustrel dans les années 1930 semble être un facteur déterminant de la fermeture de ce moulin.


LE FONCTIONNEMENT :

Les olives arrivent en sac au moulin où elles sont pesées puis stockées à l’étage jusqu’à ce qu’elles atteignent le niveau de maturation nécessaire pour être pressées.
Elles sont d’abord réduites en pâte avec leur noyau sous le broyeur qui était, ici, actionné par un cheval. Ce type de moulin activé par la force animale s’appelle un « moulin à sang ».
Le moulinier aidé d’un de ses ouvriers porte ensuite la table contre le broyeur et remplit les scourtins de pâte d’olive. Ces scourtins, tissés en fibre de coco, jouent le rôle de filtre lors du pressage : ils laissent passer le jus d’olive mais retiennent les noyaux et la pulpe. La table est ensuite amenée près des presses et les scourtins sont déchargés et empilés sous les deux presses.
Ces pressoirs sont dits « à vis directe » ( c’est une vis qui fait s’abaisser le plateau qui écrase les scourtins). Ce type de pressoir exerçant des poussées considérables vers le haut, on a choisi au XVIIIème siècle de les encastrer dans le bâti. Ce système s’appelle « pressoir à chapelle ».
Pour presser les olives, le moulinier s’aide du cabestan : la barre de serrage est attachée d’un côté au plateau de la presse et de l’autre au cabestan. Pour faire descendre le plateau des presses, le moulinier tourne la manivelle du cabestan.
L’huile ainsi pressée s’écoule dans un grand récipient situé en dessous des presses et poursuit son chemin vers les bassins de décantation à travers une goulotte encastrée dans le sol.
Le jus extrait de l’olive est composée d’un mélange d’eau et d’huile. Il est donc laissée au repos dans les bassins de décantation où, du fait de la différence de densité des 2 liquides, l’huile remonte à la surface et l’eau de végétation reste en dessous. L’huile qui surnage est ensuite « cueillie » à l’aide d’un instrument appelé « la feuille » et est versée dans les jarres de stockage. L’eau de végétation est, quant à elle, jetée dans un grand bac appelé les « enfers ». L’huile est parfois filtrée avant d’être stockée.
C’est la première pression à froid.
Les scourtins restés sous les presses contiennent encore de l’huile. Pour l’extraire, on fait chauffer de l’eau dans le chaudron puis on arrose les scourtins d’eau chaude. Il peut y avoir ainsi plusieurs « pressions à chaud ». Cette huile suit ensuite le même chemin que l’huile extraite par « pression à froid ».

LES SENTIERS DE L'OCRE ET DU FER

Vous allez découvrir des sites dont la beauté est le résultat du travail combiné de l’homme et de la nature.
Aux XIX ème et XX ème siècles, Rustrel a vécu au rythme de l’ industrie du fer puis de l’ocre.
Sur le sentier E, vous découvrirez les vestiges de la « saga des Maîtres de Forges » qui s’est déroulée de 1832 à 1885 : les 2 hauts fourneaux (site privé qui ne se visite pas) et la chapelle Notre Dame des Anges, qui fut le lieu de culte des mineurs.
De l’industrie de l’ocre, qui débute en 1871, il subsiste encore les bassins de lavage, les canalisations et les bassins de décantation. A Rustrel, les derniers bassins de lavage d’ocre ont fermé en 1990.
Depuis l’arrêt de l’exploitation des carrières d’ocre, l’équilibre né du travail des ocriers et des paysans est fragile. Nous vous recommandons de rester sur les sentiers balisés et de respecter le milieu que vous allez traverser.
L'accès au site du Colorado est libre et gratuit à toute heure (sauf restrictions par arrêté prefectoral en été).
Les sentiers empruntent des chemins communaux mais traversent aussi des terrains privés. Bonne visite et bon séjour à Rustrel.

Parkings : dans le village ou parking payant des Mille Couleurs sur la D22.

LES SENTIERS DES CHARBONNIERS ET
LA PROMENADE LE L'EAU DANS LE VILLAGE

Les combes du "Rond" et du "Pointu" ne résonnent plus des mille bruits liés à l'activité forestière : chocs de la cognée contre les troncs, appels, conversations, chants, cris de enfants, jurons des charetiers, grincements des traîneaux sur les sentes rocailleuses.
Les frondaisons ne s'agrémentent plus aujourd'hui des panaches légers de la fumée des charbonnières.
Il n'en reste que les emplacements, plateformes rencontrées au gré des sentiers et tapissées encore de la terre noire qui recouvrait la meule.
A proximité des plus vastes on peut découvrir les ruines de la cabane du charbonnier...et de sa famille.
Ils étaient venus, souvent de très loin, à pied parfois depuis Bergame, dès 1840, fabriquer le charbon de bois nécessaire aux deux usines de fer qui s'étaient établies de part et d'autre de la colline de Notre Dame des Anges.



La promenade de l'eau dans le village

"La promenade de l'eau" dans le village permet de découvrir, outre les fontaines et le lavoir de La Marquise, l'église paroissiale du XVème siècle, le château-mairie du XVIIème siècle, le Musée du moulin à huile du XVIIIème siècle, les calvaires, l'oratoire Saint-Roch et plus généralement l'habitat communal.
(environ 1 heure pour 2 km).







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